“Atlantique - Pacifique 2018“

 

6 juillet au 10 octobre 2018

 

97 jours d’un raid unique, le souvenir d’une vie !

 

 

 

Il était une fois un rêve ...

 

Depuis 36 ans, plus de 500 personnes ont confié l’organisation de leurs rêves de voyage à l’association “Rallye Raid Photo des Capitales“

 

Que ce soit pour une semaine ou plusieurs mois, tous sont revenus enthousiasmés !

 

Par trois fois, en 2012, 2013 et 2017, certains ont eu la chance, de relier Brest à Vladivostok, de l'Atlantique au Pacifique.

 

Cette incroyable opportunité est à nouveau proposée en 2018.

 

Partir de chez soi tranquillement, s’installer au volant de son propre véhicule ou prendre place dans notre minibus, aller à la découverte des merveilles de l’Europe et de l’Asie, sur la mythique Transsibérienne, de l’Atlantique au Pacifique, n’est-ce-pas tout simplement merveilleux ?

 

Si, faute de temps, vous ne pouvez effectuer que le voyage “aller“ du vendredi 6 juillet au dimanche 2 septembre 2018, vous pouvez rentrer, soit par avion, soit par le Transsibérien, votre véhicule, placé dans un container, vous retrouvera au port du Havre.

 

A bientôt sur les routes d’Europe et d’Asie !

 

 

Avertissement :

 

S'il vous plaît, ne venez pas avec nous,

 

- Si vous n’êtes pas un vrai passionné de la Russie,

 

- Si vous avez des a priori contre les Tsars, les révolutionnaires de 1917, Lénine, l'amiral Koltchak (le chef de l'Armée Blanche), les décabristes (décembre 1825), l'église orthodoxe et le Patriarche Cyrille Ier, la religion bouddhiste, le chamanisme, et Vladimir Poutine ... Car dans cette grande Russie, tout cohabite.

 

- Si vous vous sentez incapables d'être toujours positifs et souriants dans un groupe.

 

Par contre, si ce voyage est pour vous celui de votre vie, nous vous accueillerons à bras ouvert.

 

Nous vous recommandons fortement de lire avant votre départ :

 

-­‐ “La Transsibérienne en Solitaire“ de Gérard Pinguet, aux éditions Filosphere (2ème édition) (ISBN 978-2-9185-6640-3)


-­‐ “Visages de Sibérie“ de Robert Viel-­‐Glotoff, au éditions le murmure“

(ISBN 978-2-3730-6009-6)


-­‐ “Bons Baisers du Baïkal“ de Géraldine Dunbar aux éditions Transboréal
(ISBN 978-2-3615-7069-9)


-­‐ “L'Amour est une région bien intéressante : Correspondance et Notes de Sibérie“, de Anton Tchékhov, aux éditions Cent Pages, 2012, 5
e éd., 102 p.,

(ISBN 978-2-9163-9033-8)


-­‐ “Les Romanov“ de Bertrand Deckers, aux éditions Pygmalion
(ISBN 978-2-7564-0944-3)


-­‐ “ La Princesse Catherine Ivanovna Troubetskoï“ de Max Heilbronn aux éditions
Les Éditeurs Français réunis (ISBN 2-201-01453-1)


-­‐ “Sibériennes“ de Géraldine Bérard et Valérie François aux éditions Transboréal
(ISBN 978-2-3615-7000-2)


-­‐ “Berezina“ de Sylvain Tesson, aux éditions Guérin
(ISBN 978-2-3522-1089-4)


-­‐ “En traineau avec l’Empereur“ du Général de Caulincourt, aux éditions arlea, (ISBN 978-­‐2-8695-9574-3)


-­‐ “La route de la Kolyma“ de Nicolas Werth, aux éditions Belin
(ISBN 978-2-7011-6416-8)


-­‐ “Les Chamanes de Sibérie et leur tradition orale“ de Gavriil Ksenofontov, aux éditions Albin Michel (ISBN 978-2-226-29149-3

 

Et de regarder les films suivants :

-­‐ “L’Amiral“ de Andreï Kravtchouk (2008)

-­‐ “Dersou Ouzala“ d’Akira Kurosawa, Oscar du meilleur film étranger en 1976 à Hollywood.

 

 

 Des points d’Histoire (afin de mieux apprécier votre voyage) :

Pendant ce voyage, vous allez suivre notamment l’épopée de Napoléon de Paris à Moscou, de Michel Strogoff de Moscou à Irkoutsk, des Décabristes de Saint-Pétersbourg à Tchita, du futur Tsar Nicolas II en Sibérie, de l’écrivain Anton Tchékhov, et bien sûr le Transsibérien.

 

Les Républiques de l’U.R.S.S. et de la Fédération de Russie :

Si en 1990 et en 1991 :
-­‐ 13 Républiques ont choisi de quitter l’URSS : Lituanie, Estonie, Lettonie, Arménie, Géorgie, Ukraine, Biélorussie, Moldavie, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Azerbaïdjan, Turkménistan et Kazakhstan.
-­‐ 22 Républiques ont choisi de rester avec la Russie, formant ainsi la Fédération de Russie : Adyguée, Bachkirie, Bouriatie, Altaï, Daghestan, Ingouchie, Kabardino-Balkarie, Kalmoukie, Karatchaïévo-Tcherkessie, Carélie, Komis, Maris, Mordovie, Sakha, Ossétie du Nord, Tatarstan, Touva, Khakassie, Tchétchénie, et Tchouvachie.
En 2017, sur le parcours de Paris à Vladivostok, nous vous proposons de nous rendre (et d’y dormir) dans les capitales de 10 d’entre elles, à Oufa (Bachkirie), Oulan Oude (Bouriatie), Elista (Kalmoukie), Syktyvkar (Komis), Iochkar-Ola (Maris), Kazan (Tatarstan), Kyzyl (Touva), Abakan (Khakassie), Ijevsk (Oudmourtie), Tcheboksary (Tchouvachie).

Le coup d’état du 14 décembre 1825 :

Le 14 décembre 1825, Serge Troubetzkoï mène 3 000 soldats sur la place du Sénat de la ville de Saint-Pétersbourg. Il tente alors de faire un coup d'état afin de mettre en place une constitution dans le pays. La mauvaise organisation fait échouer ses plans et le grand-duc Nicolas décide de réprimer ce soulèvement et donne à l'armée l'ordre de charger contre la foule. Le bilan se monte à 70 morts. De nombreux décembristes seront condamnés à mort ou exilés.
Aujourd’hui, la place du Sénat s’appelle Place des Décabristes.
Nous suivrons les traces des Décabristes, plus principalement celles des Princes Sergueï Volkonski (1788-1865) et Sergueï Troubetskoï (1790-1860) à Urik, Irkoutsk, Petrosk Zabaïkalsky, Nertchinsk, et Tchita.
Onze épouses, dont trois françaises, suivront en exil ces officiers.
A lire : La Princesse Catherine Ivanovna Troubetskoï de Max Heilbronn

Les Romanov : Nicolas II :

La famille impériale fut assassinée à Ekaterinbourg dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. Nous nous rendrons sur les lieux précis de l’exécution des Grandes Duchesses Anastasia, Tatiana, Olga et Maria, du Tsarévitch Alexis, de l’impératrice Alexandra Feodorovna et du Tsar Nicolas II.
Nous serons également à Tobolsk où la famille impériale fut retenue du 27 août 1917 au 20 mai 1918 et à Pskov où le Tsar Nicolas II fut arrêté à la gare le 14 mars 1917.
Avant d’accéder au trône, Nicolas II a effectué un voyage de 290 jours, (départ le 23 octobre 1890), parcourant 51.000 km en train et 22.000 km en bateau.

Il est l’unique Tsar à avoir séjourné en Sibérie. De nombreux Arcs de Triomphe marquent son passage. Nous passerons à pied sous ceux d’Oulan Oude et de Blagovechtchensk.
A lire : “Les Romanov“ de Bertrand Deckers, aux éditions Pygmalion

L’Amiral Koltchak :

Alexandre Koltchak (1874-1920), Amiral en chef de la Flotte de la Mer Noire, Chef de l’Armée Blanche, fut exécuté à Irkoutsk le 7 février 1920
Nous nous rendrons au pied de sa statue, à Irkoutsk.

Un conseil : Le film “L’Amiral“ de Andreï Kravtchouk (2008)

 Révolution d’Octobre 1917 :

Si la Révolution d’Octobre 1917 débuta dans la nuit du 25 octobre 1917 (calendrier Julien) ou 7 novembre 1917 (calendrier Grégorien), l’Armée Rouge n’arriva à Vladivostok que le 25 octobre 1922.
Cinq années de combats acharnés.

Calendrier Julien et Grégorien :

En 1582, le Pape Grégoire XIII modifia le calendrier pour compenser le retard accumulé au fil des siècles. Le jeudi 4 octobre 1582 fut suivi du vendredi 15 octobre 1582 (10 jours furent donc sautés). Aujourd’hui, le calendrier Grégorien est en avance de 13 jours par rapport au calendrier Julien.
L’URSS n’a adopté le calendrier Grégorien qu’en 1918, la Grèce en 1924, la République Populaire de Chine qu’en 1949.
L’église orthodoxe russe utilise toujours le calendrier Julien.

Anton Tchekov :

Le célèbre écrivain russe effectue en 1890 un voyage en Extrême-Orient russe et en Sibérie : Nijni Novgorod, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tioumen, Tomsk, Krasnoïarsk, Irkoutsk, Blagovechtchensk, Khabarovsk, Nokolaïevsk et Sakhaline.
A lire : L'Amour est une région bien intéressante : Correspondance et Notes de Sibérie, Grenoble, aux éditions Cent Pages, 2012, 5
e éd., 102 p., ISBN 978-2-9163-9033-8

Gustav ALBERS et Gustav KUNST :

L'histoire de ces deux Allemands mérite d'être contée : le 16 Septembre 1864 le brigantin "Meta" jetait l'ancre dans la baie de Vladivostok, qui ne comptait alors que 44 maisons en bois.
A son bord, les Allemands Gustav Kunst (1836-1905) et Gustav Albers (1838-1911), tous deux originaires de Hambourg. A Shanghai, Gustav Albers, un marin, fils d'un joaillier, avait fait la connaissance de Gustav Kunst, un commerçant. Tous deux se lancèrent dans le commerce de l'alimentation non périssable et du matériel de construction.
En 1875, ils sont rejoints par Adolph Dattan (1854-1924) de Thuringe.
En 1876, ils ouvrent un premier grand magasin en bois et en 1884, le premier grand magasin construit en pierre, avec 18 comptoirs de vente, à Vladivostok, au n° 35 rue Svetlanskaia.
Tous les matériaux de construction, jusqu'aux briques, avaient été apportés de Hambourg par bateau.
En 1914, la société compte 32 succursales, mais la Première Guerre mondiale, puis l'arrivée des bolcheviques au pouvoir, mettront fin à l'expansion et en 1924, les magasins seront nationalisés.
Le magasin de Blagovetchensk (Blagoweschtschensker), un bel immeuble de la fin du XIXe siècle, ouvert en 1895, est magnifique, l'on y trouvait à l’époque du pain d'épice frais de Nuremberg et la dernière mode parisienne.
Dans cet ancien magasin Kunst & Albers se trouve aujourd’hui le grand "Musée Régional de l'Amour".
En 1996, Lothar Deeg a écrit un livre sur cette épopée (toujours disponible en allemand) de 376 pages : Kunst & Abers : Die Kaufhauskönige von Wladivostok.

Dersou Ouzala :

Dersou Ouzala a bel et bien existé.
Dans son récit autobiographique, l’officier-topographe Vladimir Arseniev compte toute l’amitié qui l’a lié à Dersou Ouzala à partir de 1902, dans la vallée de l’Oussouri.
Nous nous arrêterons 39 km après Khabarovsk, à Korfovskaya.
C’est en effet ici précisément que fut enterré en 1908 Dersou Ouzala.
Un gros rocher en granit gris, posé sur le sol, avec son nom gravé en noir, marque aujourd’hui l’emplacement.
En 1976, à Hollywood, “Dersou Ouzala“ d’Akira Kurosawa, reçu l’Oscar du meilleur film étranger.
D’une durée de deux heures vingt-cinq minutes, le film avait attiré en France 1.002.458 spectateurs. Énorme !

Nikolaï Mouraviov-Amourski (1809-1881) :

Nous n’avons pas trouvé de livre sur cet important homme d’état et diplomate russe. Nous sommes donc preneurs.
A voir sur Wikipedia, faute de mieux.